Ce soir, j'ai des idées noires qui se fracassent contre les paroies de mes pensées. Je fond sous la chaleur que me procure le désespoir. Une brûlure si profonde, qu'elle t'arrache un râle qui t'étouffe. Tu cries et tu pleures, tu as mal. Et tu ravales ta fierté, ton orgueil, peu importe, est déjà piétiné. Tu as un vide à la place du coeur, tes pensées n'entendent plus raison. Tu as peur, tu es seule, tu as besoin d'aide. Mais demander de l'aide, c'est un courage que tu n'as pas, un courage qui n'appartient qu'aux forts, qu'à ceux qui réussissent à se relever des coups bas que la vie leur inflige, des coups qui les détruisent un peu plus chaque jours. Toi tu n'as pas cette force, d'avouer que tout va mal, que tu es misérable, que tu as besoin d'aide. Tu es lâche, tu ne mérites pas l'honneur d'avoir cette vie. Regarde-toi, même pas la peur de la vision de tes bras, ceux mutilés avec acharnement et désespoir. Regarde-toi ! Tu n'es pas celle que tu as déjà été. Tu pouvais sourire, sous une pluie en été. Tu n'étais jamais déprimée, jamais tu n'avais autant pleuré. Tes yeux n'ont jamais été aussi rouge. Tu avais déjà eu mal, d'autres balles ont déjà lacéré ta peau. Mais tu as toujours réussi à refermer tes blessures, à te relever des coups. Jamais tu ne t'avouais vaincu. Les échecs, c'étaient pour d'autres, mais pas pour toi. Maintenant tu ne t'abreuves que de ce mot, n'ayant même plus la force de penser au mot victoire. Mais qu'es-tu donc devenue. Je ne te reconnais plus. Non ce n'est pas toi, que tu vois. Mon Dieu, mais qu'ai-je fais de moi...
Pix Caraazul77
